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Séminaire sur le traitement des déchets ménager,hospitaliers et du bâtiment le 08.06.2011

Problème des déchets à Tizi-Ouzou

L’APW sollicite l’expertise française



L’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi-Ouzou veut coute que coute en finir avec le problème des déchets qui, en plus d’être une menace pour l’environnement, empoisonne la vie quotidienne des citoyens. Aussi elle a mis à profit la célébration de la journée mondiale de l’environnement pour organiser, mercredi 8 juin en son siège une rencontre sur le traitement des déchets. En plus des élus, des représentants de la direction de l’environnement, des universitaires et des parlementaires, cette journée a été rehaussée par la participation d’experts français (M. Vanrdernoot Gilles, M. Dutti Marc, M. Mathamania Djamel et M. Pirron Patrick) venus pour exposer leur expertise et surtout proposer une formule efficace et pas du tout couteuse pour régler ce problème qui nuit à l’image de toute une région.
Dans son allocution d’ouverture, le P/APW, Mahfoud Belabbas, a soutenu qu’il faut «considérer l’environnement comme la condition incontournable de toute action politique». De son point de vue, la prise en charge de ce problème «répond à un choix fondamentalcelui de la responsabilité». Si sous d’autres cieux la question de l’environnement est considérée comme «la plus grande menace du 21 siècle», en Algérie, déplore-t-il, «nous avons vécu et vivons une politique aveugle et sourde vis-à-vis d’un problème très importantla sauvegarde de l’environnement». Et M.Belabbas d’enfoncer le clou«le niveau de prise en charge d’un chantier aussi important renseigne sur l’absence d’une volonté politique à appréhender cette thématique avec la mise à disposition des compétences et moyens qu’il requiert». Pour étayer son constat, le P/APW a cité le budget insignifiant (5.784069,00 DA) alloué par les pouvoirs publics au secteur de l’aménagement du territoire, de l’environnement et du tourisme alors qu’un département comme celui de la solidarité a reçu une enveloppe conséquente de 92.935.539, 00 DA. «les pouvoirs publics, sans grands efforts, ont trop centralisé ce dossier jusqu’à en exclure l’exercice citoyen et la prise en charge autonome de la société», accuse-t-il avant de déplorer«la gestion des déchets reste encore primaire en Algérie et à la charge exclusive des collectivités locales en déficit budgétaire, en manque de moyens et sans aucune formation spécifique». «les directions de l’environnement travaillent souvent sans organigramme et avec un personnel peu qualifié. Ces directions sont socialement invisibles avec des reflexes bureaucratiques avérés. Elles sont si peu actrices dans le monde du travail, des écoles, des médais, etc(…) C’est cette rupture qui explique, en partie, l’état de nos villes et villages et le manque de culture citoyenne à l’environnement», a-t-il ajouté. Face à ce désastre, la réponse ne peut être, aux yeux de M.Belabbas, «politique». «il faut dire la vérité à celles et ceux qui nous ont élus et avoir le courage de leur dire qu’il nous faut modifier profondément nos modes de vie», explique-t-il non sans mettre l’accent sur la nécessité de «définir une politique orientée sur le cours et le moyen terme visant à ce que chaque citoyen, chaque entreprise et chaque administration puisse devenir un acteur impliqué dans la lutte contre la dégradation de notre environnement». «l’environnement doit devenir, comme pour beaucoup de pays, une valeur universelle. Il s’agit d’un beau combat. C’est vraiment le combat pour l’homme», conclut-il.
Une responsable de la direction de l’environnement a dressé un tableau détaillé de la situation des déchets hospitaliers dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Les quantités des déchets produites sont de 300 000tonnes/ an pour une population estimé a 1 116 484 habitants. Le problème est qu’une bonne partie de ces déchets ne sont pas récupérés puisque la wilaya de Tizi-Ouzou ne compte pas beaucoup de centres d’enfouissement techniques (CET). Pis, la wilaya de Tizi-Ouzou compte plus 1500 décharges sauvages occupant environ 75 h. Il faut dire que près des études d’une dizaine de CET sont lancées. La responsable de la direction de l’environnement a d’ailleurs présenté un état d’avancement des études et de la réalisation des sites, CET et décharges contrôlées.
Concernant les déchets inertes du BTP, ils sont de l’ordre de 500 tonnes/jour soit une production annuelle de 197100 tonnes.
Pour ce qui est des déchets hospitaliers produits par prés de 400 établissements hospitaliers (publics et privés) ils sont estimés à 2190 tonnes/an. Le problème est que 7 seulement sont dotés d’incinérateurs qui, la plupart, sont dans un mauvais état.
Face à l’absence d’une activité officielle de récupération légale des déchets, une filière informelle a vu le jour en récupérant tout ce qui peu l’être pour être acheminé ensuite dans d’autre wilayas. Pourtant trois jeunes de la région ont l’intention d’installer d’unités de récupération mais leurs projets se sont heurtés à un blocage administratif.
Les experts français (Gilles, M. Dutti Marc, M. Mathamania Djamel et M. Pirron Patrick) ont tour à tour essayé de convaincre l’assistance de l’opportunité de mettre en place de petites unités, faciles à gérer et pas du tout chères, au lieu d’installer de grandes usines excessivement chères. En tous cas, l’idée de la création d’une entreprise algéro-française de traitement des déchets est retenue.

L/ Toubouache/ R/ Khendek.


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