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Une journée d’étude lui a été consacrée par l’APW de Tizi Ouzou
Comment sauvegarder l’environnement de la région
La problématique de l’environnement a été au centre des débats à l’occasion d’une journée d’étude organisée par l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Tizi Ouzou, le 6 juillet 2010, avec la participation des élus locaux, des représentants de l’administration et du mouvement associatif acquis à la cause écologique dans la wilaya. Dans son allocution d’ouverture, le P/APW a saisi l’occasion pour féliciter la famille éducative pour les résultats exceptionnels obtenus par la wilaya lors des examens du baccalauréat avec un pourcentage de 82%, ce qui a permis à la wilaya de se classer, pour la troisième année consécutive, à la tête du classement national. Des résultats obtenus, selon le P/APW, grâce aux efforts conjugués de l’APW et de la direction de l’éducation de la wilaya, tout en rappelant que l’APW de Tizi Ouzou est fière d’être la seule Assemblée à l’échelle nationale à octroyer 15% de son budget à ce secteur pionnier de l’avenir. Revenant au thème de cette journée, M. Mahfoud Belabbas a souligné la complexité de la problématique environnementale, soit à l’échelle planétaire, nationale ou régionale, d’où la nécessité absolue de trouver les solutions adéquates dans l’optique du développement durable et ce, en vue de léguer aux générations futures un environnement sain et viable. M. Belabbas n’a pas manqué d’évoquer, comme il fallait s’y attendre, le blocage du projet octroyé par le PNUD pour la wilaya de Tizi Ouzou, un projet qu’il considère toujours «é, jusqu’à preuve du contraire», a-t-il dit.
Pour sa part, intervenant au nom du wali de Tizi Ouzou, le secrétaire général par intérim, M. Salem, qualifiera la situation environnementale de «ème complexe» et que l’administration n’arrive toujours pas à établir une stratégie efficace pour y faire face, et ce malgré l’effort de l’Etat traduit par d’importantes cagnottes octroyées à ce secteur notamment pour la réalisation de CET et de décharges contrôlées. De grands projets réalisée aussi grâce au soutien de l’APW, à l’instar du CET de Oued Falli, qui a couté à l’Etat plus de 300 millions de dinars avec une subvention de l’APW de 10 millions de dinars versée à l’EPIC de wilaya, chargé de la gestion des CET pour son démarrage et une autre enveloppe de 20 millions de dinars afin d’assurer le bon fonctionnement des CET existants sur le territoire de la wilaya.
Un débat fructueux a suivi la présentation de l’état des lieux du secteur de l’environnement par le directeur concerné. Les intervenants se sont inquiétés de la prolifération des décharges sauvages à travers tout le territoire de la wilaya, dont le nombre aujourd’hui équivaut à celui des villages. Ces derniers se demandent si la wilaya sera enfin couverte en terme de CET et de décharges contrôlées. Une appréhension légitime lorsque l’on sait que sur les 18 CET inscrits, seuls trois sont opérationnelsOued Falli, Draâ El Mizan et Ouacifs. Et pour réduire le volume des déchets enfouis, donc augmenter la durée de vie des CET, les participants à ce débat estiment nécessaire la réalisation de centres de tris, puisque à ce rythme il faudra déjà penser au remplacement de ces CET. Les déchets durs notamment les bouteilles en verres qui agressent les regards tout au long des routes et même dans les milieux naturels, ont refait surface durant ces débats. Il a été également demandé à ce que les taxes liées à l’environnement soient mieux appliqués et que ce concept de «» puisse constituer en soit un frein à ces mêmes pollueurs.
Et pour venir à bout du problème des oppositions à la réalisation de projets dans certaines régions notamment celui lié à la réalisation du CET de Boubhir par le village Tagnit, le P/APW à émis la proposition de constituer une délégation composée de membres de l’Assemblée, de l’administration ainsi que des représentants de la société civile dans le but d’expliquer aux villageois la nécessité de la réalisation de ces projets et d’aider à la sauvegarde de leur environnement.
Il est à rappeler que c’est la deuxième journée que l’APW a consacrée à ce thème en quatre mois, après la rencontre du 10 mars 2010.
Cellule de communicationBendaoud Nadjet