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Journée thématique sur le secteur de l’éducation
Franche explication entre syndicats et DE
Le débat organisé lors de la journée thématique sur le secteur de l’éducation, mardi 12 avril, par l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Tizi Ouzou, a été l’occasion pour les syndicats d’exprimer les problèmes que rencontrent les enseignants, non sans proposer des solutions à même d’arriver à une meilleure prise en charge des revendications de ce corps professionnel. Dans son allocution d’ouverture, le président de l’APW, M. Mahfoud Belabbas, a insisté sur la nécessité d’une refonte en profondeur pour résorber la crise que traverse l’Ecole algérienne. Il a signalé que l’investissement sur l’éducation, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur est vital pour la nation et que la bonne qualité de la formation constitue «la clé de voûte de toute démocratie.» M. Belabbas, qui se dit aux côtés de la famille éducative, a demandé «la libération de l’enseignement du népotisme, des archaïsmes et de la répression.» Le directeur de l’éducation, M. Nordine Khaldi, a présenté l’état des lieux du secteur de l’éducation, en mettant l’accent sur la progression des structures et l’évolution des effectifs scolaires qui ont atteint les 208 168 élèves. Dans son volumineux rapport, le DE s’est attelé à énumérer des données chiffrées par palier. Les efforts de l’administration dans l’assainissement des situations financières restées encore pendantes sont mis en exergue par l’intervenant. Le DLEP Mustapha Banouh est revenu brièvement sur les projets en cours de réalisation en matière d’infrastructures scolaires. Lors des débats modérés par M. Saâdi Hadibi, vice-président de l’APW, les représentants des syndicats ont saisi l’opportunité de cette journée pour mettre sur la table les doléances des travailleurs de l’éducation. Ainsi, le CNAPEST, le SATEF, le SETE/UGTA, le SNAPEST ont tous admis les manques, même si le secrétaire général du SETE a nuancé son propos. Il a seulement insisté sur la nécessité de créer une agence comptable au niveau de l’académie. Certains syndicalistes ont revendiqué le caractère obligatoire de l’enseignement de la langue amazigh. La régularisation des contractuels a été également soulevée par les intervenants qui ont décidé de crever l’abcès cette fois-ci. L’association des parents d’élèves d’Aït Toudert, à Ouacif, a profité de l’occasion pour solliciter le directeur de l’éducation pour lui demander du matériel de cuisine ainsi que le recrutement d’un cuisinier. L’association des enseignants de tamazight demande, elle, à ce que cette langue soit incluse à l’examen du Bac. M. Khaldi a pris tout son temps pour répondre aux questions des intervenants. A propos de la régularisation des situations financières des enseignants, le DE a annoncé que la plupart des situations sont réglées, même si le problème persiste encore. Concernant l’outil informatique, Khadi a reconnu que, sur 170 établissements, seulement 32 sont équipés. Au terme de cette journée de réflexion sur l’éducation, le président de l’APW s’est félicité que Tizi Ouzou soit parmi les meilleures wilayas dans les résultats scolaires. Mais cela ne l’a pas empêché d’avoir cette réflexion lourde de sens« A Tizi Ouzou, nous avons les meilleurs élèves, les meilleurs enseignants, les meilleurs parents d‘élèves, mais pas de meilleurs responsables», a-t-il conclu.
L. Toubouache/S. Chaïb






