APW de Tizi-Ouzou


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Journée de capitalisation et de clôture des projets de la LPSJE le 18/12/2011


Journée de capitalisation et de clôture des projets de la ligue de prévention et de sauvegarde

de la jeunesse et de l’enfance (LPSJE) le 18/12/2011

L’APW engage un débat sur la violence sociale

L’Assemblée populaire de la wilaya (APW) de Tizi-Ouzou, a abrité hier la journée de capitalisation et de clôture des projets de la ligue de prévention et de sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance (LPSJE). Outre les membres de la ligue, cette rencontre a vu la participation d’étudiants, de représentants du mouvement associatif et d’un hôte de marque, Mme Catrina Reuter, représentante de la commission européenne en Algérie. Dans son intervention, Mme Ouiza Kebbas, directrice de la LPSJE, a assuré que l’objectif de cette rencontre est de rendre visible l’énorme travail accompli par l’équipe de la ligue durant les dernières années a travers cinq projets. Le premier projet vise à renforcer les capacités de la ligue pour mieux agir dans le livre de capitalisation. Le deuxième projet porte sur la centralisation de l’action de prévention et de prise en charge pour accompagnement psychosociale de proximité des populations de haute montagne de Kabylie, le troisième projet est le centre repère-LAWHI de prévention dans le guide sur le genre. Le quatrième projet s’intitule ‘’ensemble pour l’égalité et contre la violence’’ alors que le cinquième est baptisé ‘’pour une citoyenneté active’’. Il faut souligner que ces projets sont financés par plusieurs institutions et organismes, nationaux et étrangers, dont la commission européenne. Ils ciblent 05 localités (Beni Douala, Bouzeguene, Djemaa Saharidj, Illilténe et Imsouhal).

Dans son allocution, le président de l’APW, Mahfoud Belabbas, s’est attardé sur la violence dans des établissements scolaires qui est, à ses yeux, «l’une des plus scandaleuse» car, explique-t-il, «elle s’attaque aux plus fragiles de nos jeunes concitoyens dont les conditions de vie sont parmi les plus précaires». De son avis, la lutte contre la violence doit être menée avec la plus grande détermination. «Trop de temps a été gâché depuis de nombreuse années», déplore-t-il avant d’ajouter :«la violence sous toute ses formes doit être combattue et surtout dénoncée car chacun de nous doit vivre en sécurité». Il n’a pas manqué de rendre hommage a toutes les femmes et, particulièrement, à toutes les victimes de la violence conjugale, de viols ou d’agressions sexuelles non sans lancer un appel à tous les acteurs (médecins, policiers, magistrats, etc ) pour se mobiliser davantage contre toutes les formes de violence. «le véritable enjeu est ailleurs. Il consiste à savoir si nous sommes capables d’agir de façon cohérente, consistante et sur tous les fronts», précise-t-il. Parce que les causes de la violence sont multiples, M.Belabbas estime qu’il y a lieu d’ajouter une action dans les domaines aussi variés que ceux de la pédagogie, de la formation, de l’éducation et de la responsabilité.

Par ailleurs, des membres de la Ligue ont fait une présentation de plusieurs guides (santé sexuelle et productivité, violence de genre, etc).

Il y a lieu de préciser que pas moins de 82 999 personnes ont bénéficié du projet «renforçons nos capacité pour mieux agir». Son objectif global est la participation à la promotion de l’égalité et de la paix par la lutte contre la violence de genre. Son objectif spécifique est d’instaurer la culture de la paix et de la non-violence en Kabylie.

Pour sa part, la représentante de la commission européenne, qui travaille dans le domaine de la société civile, a fait une présentation de son institution qui s’intéresse aux associations au niveau international intervenant dans beaucoup de domaines(le transport, la santé, la pèche, l’eau…). Mieux, pour consolider les relations avec ces associations et aider à leur développement, l’UE à accordeé beaucoup de subventions à ces associations notamment les subventions dans le but de développement ,la delégation consolide les relations avec les associations. En Algérie, 37 projets environs ont bénéficié d’un financement de 100 000 euros chacun.

De son coté, Dr Boudarène, psychiatre et député, a relié le problème de la violence aux droits de l’Homme, notamment la sécurité et la dignité. Pour lui,la violence est un concept qui peut être appréhendé sous plusieurs angles:sociologique, psychiatrique, juridique, politique, psychologie du comportement et enfin de l’anthropologique. «la violence psychologique est la plus grave. C’est elle qui commet le plus de dégâts chez les personnes qui en sont victimes», précise-t-il. De l’avis de Dr Boudaréne, la femme est le plus souvent l’objet de la violence sociale. Et qu’elle est le maillon faible, elle est le bouc émissaire quand elle n’est pas la «sacrificielle».

Après quoi, un débat fructueux a été engagé sur la violence dans la société notamment kabyle et des propositions ont été formulées pour travailler avec la ligue dans des activités de formation, de prévention et de sensibilisation psychosociale.
A la fin de la rencontre, un film documentaire sur les activités de la ligue a été projeté.




Sadia Chaib






















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